Ne soyez plus limitée par les pains de pâte : créez votre palette unique !

Pourquoi je crée mes propres couleurs (et comment j’ai arrêté de faire au « pif » !)

Il y a maintenant de nombreuses années que je fabrique mes propres nuances à partir des couleurs primaires. Même si le commerce propose chaque année des gammes de plus en plus vastes, je ressens toujours une immense satisfaction à obtenir la couleur exacte que j’ai en tête.

Sur le web, on trouve énormément des palettes inspirantes dont je me sers régulièrement comme base de travail.

Le secret de la précision : L’emporte-pièce « Huitième »

Pendant longtemps, je mélangeais mes pâtes un peu au hasard. Mais pour pouvoir reproduire une couleur précise plusieurs mois après, il me fallait de la rigueur.

C’est là que j’ai amélioré mon processus grâce à un outil tout simple : un emporte-pièce de 3 cm divisé en huitièmes (façon « Trivial Poursuit »). Il m’apporte la précision mathématique nécessaire pour noter mes recettes et toujours obtenir le même résultat.

Quelques règles à respecter au départ :

Pourquoi travailler sur de petites quantités ?

Je commence toujours mes mélanges avec de petites doses, et voici pourquoi :

  • Zéro gâchis : Si la couleur obtenue ne me convient pas, je n’ai pas perdu un pain entier.
  • Rapidité : On obtient un mélange homogène beaucoup plus vite.
  • Moins fatigant : Vos mains (et votre machine à pâte) vous remercieront !
  • La juste dose : Avec mon emporte-pièce de 3 cm, j’obtiens pile assez de pâte pour réaliser une création.
  • Rectification facile : Il est bien plus simple de corriger une nuance sur une petite quantité.

Petit rappel des mélanges de base pour obtenir les couleurs secondaires et tertiaires.

On commence à mélanger les couleurs claires pour éviter de salir la machine avec les couleurs sombres et donc de devoir la nettoyer avant de faire les couleurs claires.

Il faut toujours ajouter la couleur foncée à la couleur claire, et non l’inverse : »Un tout petit grain de bleu dans un gros bloc de blanc suffit à créer un bleu ciel. Si vous faites l’inverse, vous allez gâcher tout votre blanc ! »

Noter les « recettes » pour pouvoir les refaire : Voici le document que j’utilise pour les noter.

Lorsque je suis devant ma palette pour concevoir une nouvelle couleur, je commence par me demander de quelle couleur primaire ou secondaire elle est la plus proche. Cela me donne un point de départ. Par exemple, pour créer un orange, je sais que je vais utiliser une base de jaune et de rouge.

Au fur et à mesure de vos tests, vous acquerrez certains automatismes. Notamment pour l’orange : il faut incorporer très peu de rouge dans une base de jaune.

Pour obtenir un beau gris, je n’utilise pas simplement du blanc et du noir. Je pars d’un « noir » obtenu par le mélange des trois couleurs primaires (jaune, rouge, bleu), ce qui crée en réalité un marron très foncé, que je mélange ensuite à du blanc.

Suivant la nuance désirée :

Pour un gris chaud : j’ajoute plus de jaune dans le mélange primaire.

Pour un gris froid : je mets plus de bleu dans le mélange primaire.

Astuce Funnypat :

  • Je n’utilise pas mes couleurs le jour même, car la pâte est trop molle et beaucoup d’air se retrouve enfermé dedans.
  • N’oubliez pas que la polymère fonce souvent légèrement à la cuisson ! Faites toujours un test sur une petite perle avant de lancer une grosse série.

Maintenant que vous avez la technique, découvrez ma Palette « Douceur de Printemps » ! Je vous donne toutes mes recettes exclusives pour créer ces 5 nuances tendances avec votre emporte-pièce de dosage. 👉 [Lire l’article : Mes recettes de couleurs Printemps 2026]

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